Comment augmenter sa lactation : conseils naturels et efficaces
Comment augmenter sa lactation naturellement ?
Vous allaitez, vous tenez à cet allaitement… mais vous avez l’impression de ne pas avoir assez de lait ? Vous vous demandez comment augmenter votre lactation, si le tire-lait peut aider, quels aliments favorisent la lactation ou encore comment savoir si vous êtes face à une vraie baisse de lait ou à une fausse alerte.
La bonne nouvelle : dans la grande majorité des cas, la lactation peut être stimulée grâce à des gestes simples, basés sur le principe de l’offre et de la demande. Votre corps, vos glandes mammaires et votre bébé travaillent ensemble pour adapter la production de lait à ses besoins.
Dans cet article, nous faisons le point, pas à pas, sur tous les leviers pour stimuler la lactation : fréquence des tétées, position, tire-lait, alimentation, hydratation, techniques avancées comme le power pumping… sans oublier les situations où il est important de demander de l’aide à une consultante en lactation ou à un professionnel de santé.
Important : ces informations sont de portée générale. Elles ne remplacent jamais l’avis d’un médecin, d’une sage-femme ou d’une consultante en lactation, surtout en cas d’antécédents médicaux, de prématurité, de prise de poids insuffisante ou de situation particulière. Par ailleurs, si vous souffrez de douleurs liées aux crevasses d'allaitement, n'hésitez pas à consulter notre baume anti-crevasses d'allaitement.

Comprendre le mécanisme de la lactation
Avant de chercher à « booster » votre lactation, il est précieux de comprendre comment le lait maternel est fabriqué et ce qui régule sa production. Cela permet de répondre à des questions fréquentes : pourquoi un sein produit plus de lait que l’autre ? Pourquoi la lactation semble baisser vers 3 mois ? Pourquoi certaines femmes parlent de « poussées de croissance » où bébé réclame le sein en continu ?
Comment fonctionne la production de lait maternel
Le lait maternel est fabriqué dans des petites unités situées dans les glandes mammaires : les alvéoles. Ce sont comme de minuscules grappes qui produisent le lait à partir de votre sang, grâce à l’action d’une hormone clé : la prolactine.
Lorsque bébé tète efficacement ou que vous tirez votre lait, un message remonte jusqu’au cerveau. Celui-ci libère davantage de prolactine, qui stimule à son tour la production de lait. Plus les seins sont vidés régulièrement, plus la production s’ajuste à la hausse. À l’inverse, si le lait stagne dans les seins (tétées rares, succion peu efficace, utilisation importante de compléments…), le corps comprend qu’il y a moins de demande et diminue progressivement la production.
Il est donc très rare que les seins soient « vides » pour de bon : ils fabriquent du lait en continu. Ce qui peut changer, ce sont les sensations (seins moins gonflés après quelques semaines), ce qui ne signifie pas forcément une mauvaise lactation.
Les hormones clés de l’allaitement
Deux hormones jouent un rôle central dans l’allaitement :
- La prolactine : elle stimule la fabrication du lait. Son taux augmente après chaque tétée ou séance de tire-lait.
- L’ocytocine : parfois appelée « hormone de l’amour » ou « de l’attachement », elle déclenche le réflexe d’éjection (ou « let down ») qui fait couler le lait hors des alvéoles vers le mamelon.
Un environnement calme, une position confortable, le contact peau à peau, le fait de regarder ou de sentir son bébé peuvent favoriser la libération d’ocytocine. À l’inverse, la douleur, le stress important, la fatigue extrême ou certaines substances (tabac, alcool, drogues) peuvent la freiner et rendre les montées de lait plus difficiles.
Connaître ce rôle des hormones aide à comprendre pourquoi prendre soin de votre corps (repos, alimentation équilibrée, hydratation) et de votre mental (soutien, bienveillance, réduction du stress) est aussi important que la technique pour augmenter la lactation.
Le principe de l’offre et de la demande
La lactation fonctionne sur un principe simple : offre et demande. Plus votre bébé tète souvent et efficacement, plus vos seins produisent de lait. Si les tétées sont espacées, écourtées ou remplacées par des biberons, la production diminue.
C’est pourquoi la plupart des conseils pour « relancer » une lactation insuffisante ou une baisse de lactation après quelques semaines reposent sur des actions qui augmentent la stimulation :
- Allaiter plus fréquemment, y compris la nuit.
- Proposer les deux seins à chaque tétée.
- Compléter par du tire-lait dans les situations spécifiques (prématurité, séparation, reprise du travail, « je n’arrive pas à tirer mon lait », etc.).
Dans la suite de l’article, nous allons passer en revue toutes ces pistes pour vous aider à comprendre comment augmenter sa lactation dans votre situation concrète.

Stimuler sa lactation par l’allaitement
Le premier « booster de lactation », c’est votre bébé ! Avant de chercher des solutions en pharmacie ou des remèdes de grand-mère, il est utile d’optimiser ce qui se passe au sein : fréquence des tétées, position, prise du sein, alternance des seins, contact peau à peau.
Allaiter fréquemment pour booster la production
Allaiter « à la demande » est l’un des moyens les plus efficaces pour stimuler la lactation. De nombreux organismes de référence rappellent que la fréquence des tétées est un élément clé pour construire puis maintenir une bonne lactation.
En pratique :
- Durant les premières semaines, beaucoup de bébés tètent 8 à 12 fois (voire plus) en 24 h.
- Les tétées peuvent être rapprochées, surtout en soirée (on parle alors de « cluster feeding ») pour préparer une phase de sommeil plus longue.
- Une phase où bébé réclame sans arrêt durant 2-3 jours (poussée de croissance) peut justement être la façon naturelle pour lui de « demander » plus de lait pour les semaines suivantes, par exemple autour de 3 semaines, 6 semaines, 3 mois…
Si vous avez l’impression que votre bébé réclame « trop souvent », cela ne signifie pas forcément qu’il n’y a pas de lait. C’est parfois simplement ainsi qu’il stimule la lactation. En cas de doute, l’important est de vérifier ses couches (urines, selles) et sa prise de poids avec un professionnel.
La bonne position pour une tétée efficace
Pour augmenter la production de lait, il ne suffit pas de multiplier les tétées : il faut aussi qu’elles soient efficaces. Une bonne position favorise une prise du sein profonde, une succion efficace et confortable, et donc une meilleure vidange du sein.
Quelques repères :
- Le ventre de bébé est tourné vers votre ventre (« ventre contre ventre »), son nez est à la hauteur du mamelon.
- Sa bouche est grande ouverte sur l’aréole, la lèvre inférieure bien retroussée, le menton enfoncé dans le sein.
- Vous ne ressentez pas de douleur vive ni de pincement.
Une tétée confortable pour vous, avec des mouvements de succion-déglutition visibles et réguliers chez bébé, est un très bon signe qu’il retire bien le lait. En cas de douleurs, engorgement mammaire, crevasses, impression que bébé « glisse » du sein ou s’endort aussitôt commencé, n’hésitez pas à consulter une consultante en lactation ou une sage-femme pour vérifier la prise du sein.
Proposer les deux seins à chaque tétée
Proposer les deux seins à chaque tétée peut aider à augmenter la quantité totale de lait bue par bébé sur 24 h, donc à stimuler la production. C’est particulièrement utile en cas de lactation insuffisante, de prématurité, de bébé somnolent ou lorsqu’un sein produit nettement moins que l’autre.
En pratique :
- Laissez d’abord bébé finir le premier sein : quand sa succion ralentit, qu’il s’endort ou lâche le sein, proposez le second.
- Si nécessaire, vous pouvez même pratiquer le « switch nursing » : alterner plusieurs fois de sein au cours de la même tétée pour relancer le réflexe d’éjection et maintenir bébé actif.
Si un sein produit plus de lait que l’autre (ce qui est très fréquent), vous pouvez proposer le sein « moins productif » en premier quand bébé a le plus d’appétit, afin de le stimuler davantage.
Le contact peau à peau pour favoriser la montée de lait
Le peau à peau est un allié précieux pour la montée de lait et pour relancer une lactation en baisse. Que ce soit en maternité ou à la maison, installer bébé en couche contre votre poitrine, sous une couverture, favorise la libération d’ocytocine et de prolactine, renforce le lien d’attachement et aide bébé à manifester plus clairement ses signes de faim.
Le peau à peau peut être particulièrement utile :
- en cas de début d’allaitement difficile (pas de montée de lait, séparation, césarienne…) ;
- pour reprendre l’allaitement après un arrêt de deux jours ou plus : on parle parfois de « relactation » ;
- lors des périodes où bébé semble désorganisé au sein (poussées de croissance, retour au travail, etc.).
N’hésitez pas à l’utiliser aussi souvent que vous le souhaitez, même avec un grand bébé : c’est un geste simple, sans risque, qui peut vraiment aider à stimuler une bonne lactation.
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Utiliser le tire-lait pour augmenter sa lactation
Le tire-lait peut être un formidable outil pour stimuler la lactation, compléter les tétées ou maintenir une bonne production lorsque bébé ne peut pas téter efficacement (prématurité, problèmes de succion, séparation, reprise du travail…). « Stimuler la lactation au tire-lait » est d’ailleurs l’une des recherches les plus fréquentes lorsque les jeunes mamans s’inquiètent de leur production.
Quand et comment tirer son lait efficacement
Pour que le tire-lait soit réellement utile à l’augmentation de la lactation, il doit s’inscrire dans la logique de l’offre et de la demande : chaque séance de tirage est un signal envoyé au corps pour lui dire « bébé a besoin de plus de lait ».
Quelques conseils pratiques :
- Si vous allaitez directement, placez les séances de tire-lait après ou entre les tétées, par exemple 30 à 60 minutes après.
- En cas de bébé qui tète peu ou pas, visez 8 à 10 tirages par 24 h (comme un nouveau-né au sein), y compris la nuit.
- Préférez des sessions courtes mais fréquentes (par exemple 10-15 minutes par sein) plutôt que de très longues séances espacées.
- Vérifiez que la taille de la téterelle est adaptée à vos mamelons, afin d’éviter la douleur et d’optimiser l’efficacité.
Si « vous n’arrivez pas à tirer votre lait », cela ne veut pas dire que vous n’en produisez pas : certaines femmes répondent simplement moins bien au tire-lait qu’au bébé. Là encore, le peau à peau, la chaleur (eau chaude sous la douche, bouillotte), un environnement calme et de la relaxation peuvent aider le réflexe d’éjection.
La technique du power pumping pour relancer
Le power pumping (« tirage en puissance ») est une technique parfois conseillée pour « relancer sa lactation » après une baisse, un épisode de maladie, une reprise du travail ou une période où les tétées ont été moins fréquentes.
Le principe : imiter une phase de tétées groupées (cluster feeding) en condensant plusieurs tirages sur une courte période, par exemple :
- 20 minutes de tirage,
- 10 minutes de pause,
- 10 minutes de tirage,
- 10 minutes de pause,
- 10 minutes de tirage.
Répété 1 fois par jour pendant quelques jours, ce type de « marathon de tire-lait » peut signaler au corps une forte demande et soutenir l’augmentation de la production de lait maternel.
Attention toutefois à ne pas vous épuiser : le power pumping est un outil ponctuel, à utiliser sur une courte période, en gardant à l’esprit que votre bien-être et votre repos restent essentiels.
Choisir le bon tire-lait pour ses besoins
Il existe de nombreux types de tire-lait : manuel, électrique simple ou double pompage, modèles compacts pour le travail, appareils hospitaliers… Le « meilleur » tire-lait est celui qui :
- est confortable (pas de douleur, aspiration réglable) ;
- est compatible avec votre rythme de vie (facile à nettoyer, à transporter, suffisamment silencieux) ;
- vous permet de vider vos seins de manière efficace.
En cas de lactation très insuffisante, de bébé hospitalisé ou de relactation après un arrêt, un tire-lait hospitalier peut être conseillé, au moins temporairement. N’hésitez pas à demander conseil à une consultante en lactation ou à votre sage-femme pour choisir le matériel le plus adapté.
Alimentation et hydratation pour la lactation
Beaucoup de mamans se demandent quels aliments « galactogènes » consommer pour stimuler la lactation, quels plats privilégier pour une alimentation équilibrée, ou encore que boire pour avoir plus de lait maternel. L’alimentation n’est pas magique, mais elle joue un rôle dans votre énergie, votre récupération et votre bien-être global.
Les aliments galactogènes qui favorisent le lait
On parle d’aliments galactogènes pour désigner des aliments traditionnellement associés à une meilleure production de lait : flocons d’avoine, céréales complètes, amandes, noix, légumineuses, légumes à feuilles vertes (épinards, chou kale…), certaines épices comme le fenugrec, etc.
Les études scientifiques restent limitées, mais ces aliments ont un point commun : ils participent à une alimentation équilibrée, riche en fibres, en bons acides gras, en vitamines et en minéraux. Ils soutiennent votre corps, vos glandes mammaires et votre niveau d’énergie, ce qui peut indirectement favoriser une bonne lactation.
L’idée n’est pas de s’imposer un régime strict, mais de veiller à manger régulièrement, à ne pas sauter de repas et à inclure dans vos journées :
- des céréales complètes (avoine, quinoa, riz complet) ;
- des oléagineux (amandes, noix, noisettes) ;
- des protéines (œufs, poisson, viande, tofu, lentilles…) ;
- des fruits et légumes variés, notamment des légumes à feuilles vertes.
Si vous avez des antécédents médicaux ou des restrictions alimentaires (intolérances, allergies, diabète, etc.), n’hésitez pas à en parler à votre médecin ou à un·e diététicien·ne pour adapter ces conseils.
Bien s’hydrater pour maintenir sa production
Le lait maternel est majoritairement composé d’eau. Une hydratation suffisante est donc importante pour votre santé globale et pour soutenir la production de lait, même s’il n’est pas nécessaire de boire de manière excessive.
Quelques repères :
- Buvez à votre soif tout au long de la journée (eau, eau chaude, infusions non sucrées, bouillons…).
- Ayez toujours une bouteille ou un verre à portée de main pendant les tétées ou les séances de tire-lait.
- Surveillez la couleur de vos urines : si elles sont très foncées, c’est souvent un signe de déshydratation.
Il n’existe pas de « quantité magique » d’eau pour avoir plus de lait. L’essentiel est d’éviter la déshydratation, surtout si vous êtes fatiguée, que vous transpirez beaucoup ou qu’il fait chaud.
Les tisanes et compléments naturels
En pharmacie ou en magasin bio, on trouve de nombreuses tisanes « allaitement » et compléments alimentaires présentés comme des « stimulateurs de lactation ». Ils contiennent souvent du fenugrec, du fenouil, de l’anis, du chardon béni, etc.
Quelques points de vigilance :
- Les preuves scientifiques de leur efficacité sont limitées : ils ne remplacent pas la base (tétées fréquentes, bonne prise du sein, gestion de la fatigue).
- Certains compléments peuvent avoir des effets secondaires ou être contre-indiqués selon vos antécédents médicaux (thyroïde, diabète, tension, etc.).
- Avant de prendre un complément, parlez-en à votre médecin, à votre sage-femme ou à une consultante en lactation.
Si vous avez envie d’une tisane d’allaitement, privilégiez une consommation raisonnable et observez comment vous vous sentez. Là encore, l’objectif est de soutenir votre corps, pas de vous mettre la pression avec des produits censés « miraculeux ».
Comment savoir si on a une baisse de lactation ?
« Comment savoir si on a une baisse de lactation ? » « Comment savoir si mon bébé a assez de lait ? » Ces questions reviennent très souvent. Il est normal de douter, surtout quand on ne voit pas ce que bébé boit. L’important est de distinguer les vrais signes de production insuffisante des fausses alertes.
Les signes d’une production insuffisante
Voici quelques signes qui peuvent faire évoquer une lactation insuffisante et justifient un avis médical rapide :
- Prise de poids insuffisante ou perte de poids persistante chez le bébé.
- Très peu de couches mouillées (urines foncées, rares) ou de selles.
- Bébé somnolent, difficile à réveiller pour les tétées, qui semble faible.
- Chute brutale de votre production après une maladie, une chirurgie, certains médicaments…
Dans ces situations, consultez sans attendre un professionnel de santé (médecin, pédiatre, sage-femme) et, si possible, une consultante en lactation. Ils pourront vérifier l’état général de votre bébé, la prise du sein, la fréquence des tétées, d’éventuels freins de langue ou d’autres causes médicales.
Les fausses alertes à ne pas confondre
À l’inverse, certains signes font souvent peur mais ne traduisent pas forcément un manque de lait :
- Seins plus souples après quelques semaines (au contraire, c’est souvent signe d’une bonne régulation).
- Bébé qui réclame plus souvent pendant quelques jours (poussée de croissance).
- Bébé qui s’énerve au sein en fin de tétée, mais qui mouille bien ses couches et prend du poids.
- Bébé qui tète rapidement (certains sont très efficaces en quelques minutes !).
Ces situations sont fréquentes et peuvent être déstabilisantes, mais elles ne signifient pas toujours « je n’ai plus de lait ». Un accompagnement personnalisé permet de faire la part des choses.
Évaluer les besoins réels de bébé
Les besoins d’un bébé ne se résument pas à un nombre de millilitres. Un bébé peut demander le sein pour manger, mais aussi pour se rassurer, s’endormir, soulager une gêne. C’est particulièrement vrai en cas de poussées dentaires, de changement de rythme, de grands apprentissages.
Pour savoir si bébé reçoit assez de lait, on surveille plutôt :
- sa prise de poids sur la durée (courbes de croissance) ;
- le nombre de couches mouillées et de selles ;
- son tonus (bébé éveillé, qui bouge, qui réagit).
En cas de doute, n’hésitez pas à demander une pesée à la PMI, chez votre pédiatre ou sage-femme, et à faire le point avec une consultante en lactation.
Techniques avancées pour relancer la lactation
Lorsque les bases sont en place (tétées fréquentes, bonne position, tire-lait si besoin, alimentation et hydratation correctes), certaines techniques complémentaires peuvent aider à relancer la lactation en douceur.
La compression mammaire pendant la tétée
La compression mammaire consiste à exercer une pression douce sur le sein pendant que bébé tète pour augmenter le flux de lait. Cela peut aider un bébé qui se fatigue vite ou qui a tendance à s’endormir avant d’avoir suffisamment bu.
En pratique :
- Placez votre main autour du sein (pouce d’un côté, doigts de l’autre), loin du mamelon.
- Quand vous voyez ou entendez moins de déglutitions, pressez doucement le sein pour augmenter le flux.
- Maintenez la pression tant que bébé tète activement, puis relâchez.
- Changez de position de main pour ne pas toujours comprimer la même zone.
Cette technique peut aussi être utilisée avec un tire-lait pour améliorer la quantité de lait exprimée.
Les massages pour stimuler les seins
Les massages des seins avant et pendant la tétée ou le tirage peuvent aider à stimuler la lactation en améliorant la circulation sanguine dans les glandes mammaires et en facilitant le réflexe d’éjection.
Par exemple :
- Avant la tétée, massez délicatement vos seins avec des mouvements circulaires, en allant de la base vers le mamelon.
- Pendant le tirage, alternez pompage et massage pour encourager le lait à s’écouler des différentes zones du sein.
Là encore, l’objectif n’est pas de provoquer une douleur, mais d’accompagner le corps. Si vous ressentez une gêne ou constatez une rougeur, une chaleur importante, une zone douloureuse localisée, il est important de consulter pour écarter une mastite.
La relaxation et gestion du stress
Le stress, la fatigue chronique, le manque de soutien peuvent freiner l’allaitement, non pas par « manque de volonté », mais parce qu’ils agissent directement sur la libération d’ocytocine et donc sur le réflexe d’éjection du lait.
Quelques pistes pour prendre soin de vous :
- Aménager des moments de repos dans la journée (sieste, temps calme avec bébé).
- Demander de l’aide pour les tâches du quotidien (repas, ménage, courses).
- Pratiquer des techniques simples de relaxation (respiration profonde, méditation guidée, musique apaisante).
- Parler de vos préoccupations avec des proches bienveillants ou un professionnel.
Chez Pototam, nous rappelons souvent que prendre soin de soi n’est pas un luxe : c’est une condition pour que le corps puisse répondre à la demande de bébé. Un environnement calme, une ambiance douce, quelques rituels rien qu’à vous font partie des meilleures « astuces » pour soutenir votre lactation.
Éviter les erreurs qui nuisent à la lactation
Parfois, malgré toute la bonne volonté du monde, certains réflexes ou conseils bien intentionnés peuvent fragiliser la lactation : introduction précoce du biberon, limitation stricte des tétées, compléments non nécessaires, etc.
Les facteurs qui peuvent faire baisser le lait
Parmi les causes fréquentes de baisse de lactation, on retrouve :
- Une diminution du nombre de tétées (par exemple à cause d’un espacement imposé des repas).
- L’introduction précoce et régulière de compléments (lait artificiel) sans tirage en parallèle.
- Le passage aux nuits très longues sans tétée, surtout dans les premières semaines.
- Certaines maladies ou antécédents médicaux (hémorragie de la délivrance, troubles hormonaux, chirurgie mammaire…).
- La fatigue extrême et le stress chronique.
Si une baisse de lactation survient après l’introduction d’un biberon ou d’une tétine, il peut être utile de revoir l’organisation des tétées avec un professionnel pour préserver votre allaitement tout en respectant les besoins de votre famille.
Médicaments et substances à éviter
Certains médicaments peuvent diminuer la lactation (par exemple certains médicaments à base de pseudo-éphédrine, certains contraceptifs hormonaux combinés, etc.). D’autres ne sont pas compatibles avec l’allaitement car ils passent dans le lait à des doses potentiellement dangereuses pour le bébé.
De même, l’alcool, le tabac et d’autres substances peuvent affecter à la fois la production de lait et la santé du bébé. Il est donc essentiel de :
- toujours signaler que vous allaitez à votre médecin, votre sage-femme ou votre pharmacien avant toute prescription ;
- ne pas prendre de médicaments, même en automédication, sans avoir vérifié leur compatibilité avec l’allaitement ;
- demander conseil en cas de doute.
L’importance du repos pour les mamans
Le manque de sommeil et la fatigue sont presque inévitables avec un bébé. Mais lorsqu’ils deviennent intenses et prolongés, ils peuvent fragiliser votre santé globale, votre moral et votre capacité à maintenir un rythme de tétées ou de tirages suffisant.
Quelques pistes :
- Dormir quand bébé dort, même pour de courtes siestes.
- Réduire les obligations non essentielles pendant cette période (visites, activités, tâches secondaires).
- Accepter de déléguer une partie des tâches ménagères.
- Si vous vous sentez dépassée, triste, épuisée en permanence, parlez-en à un professionnel pour dépister un éventuel baby blues prolongé ou une dépression post-partum.
Se reposer n’est pas un caprice : c’est un besoin physiologique pour vous et, indirectement, un geste pour soutenir votre lactation.
Quand consulter pour sa lactation
Augmenter sa lactation est parfois possible avec quelques ajustements. Mais dans d’autres cas, un accompagnement personnalisé est indispensable. Savoir quand demander de l’aide fait partie des plus beaux cadeaux que vous pouvez vous faire.
Les signes qui doivent alerter
Consultez sans attendre si :
- votre bébé ne mouille presque pas de couches, a des urines foncées, semble très somnolent ;
- il ne prend pas assez de poids, voire en perd sur plusieurs jours ;
- vous avez des douleurs importantes au sein, de la fièvre, des rougeurs (risque de mastite) ;
- vous ressentez un épuisement physique ou psychique majeur, une grande tristesse, des idées noires.
Dans ces situations, il ne s’agit pas seulement d’« avoir plus de lait », mais de prendre soin de la santé globale de votre bébé et de la vôtre.
L’aide d’une consultante en lactation
Une consultante en lactation (IBCLC) ou une sage-femme formée à l’allaitement peut vous aider à analyser l’ensemble de la situation :
- observation d’une tétée complète ;
- vérification de la prise du sein, de la succion et de la position ;
- évaluation de la production (lactation insuffisante, hyperlactation, etc.) ;
- mise en place d’un plan personnalisé pour augmenter la lactation (tétées, tire-lait, éventuel « plan de relactation »).
Ce soutien peut faire toute la différence entre un allaitement vécu dans le stress et un allaitement dans lequel vous vous sentez soutenue, respectée et actrice de vos choix.
Le soutien médical en cas de difficultés
Enfin, certaines situations nécessitent un suivi médical rapproché : prématurité, pathologies maternelles (thyroïde, diabète, hypertension, complications de l’accouchement), malformations buccales chez le bébé, etc.
Dans ces cas, le médecin, le pédiatre ou la sage-femme travaillent main dans la main avec vous et, si possible, avec une consultante en lactation pour adapter les conseils (position, fréquence, compléments éventuels, médicaments autorisés). L’objectif reste toujours le même : assurer la santé de bébé, préserver votre santé à vous et, si vous le souhaitez, soutenir au mieux votre projet d’allaitement.
Retenez : dans la très grande majorité des cas, la question n’est pas « suis-je une bonne mère ? », mais « suis-je bien entourée et bien accompagnée ? ». Vous avez le droit de poser des questions, de dire que vous êtes fatiguée, de demander de l’aide. Et quelle que soit l’issue (allaitement exclusif, mixte ou non, relactation complète ou partielle), vous faites déjà au mieux pour votre enfant.









