Sevrage Allaitement : méthodes, conseils et étapes pour réussir
Sevrage allaitement : méthodes, conseils et étapes pour réussir
Le sevrage de l’allaitement est une grande étape pour vous et votre bébé. C’est souvent un mélange de fierté, de fatigue, de doutes… et parfois de larmes. Chez Pototam, nous savons à quel point cette période peut être sensible : vous avez envie de respecter le rythme de votre bébé, de prendre soin de votre corps, tout en retrouvant un peu de liberté.
Il n’existe pas une bonne façon de faire, seulement celle qui convient à votre famille. Dans cet article, nous faisons le point sur le sevrage de l’allaitement : quand commencer, quelles méthodes choisir, comment éviter l’engorgement, gérer les nuits, les émotions, et même ce qui se passe dans votre corps après l’arrêt de l’allaitement.
Les informations qui suivent sont générales et ne remplacent pas l’avis d’un·e professionnel·le de santé (sage-femme, pédiatre, consultante en lactation, médecin). En cas de doute, de douleur importante ou de situation médicale particulière, demandez toujours conseil.

Comprendre le sevrage de l'allaitement
Qu'est-ce que le sevrage ?
Le sevrage de l’allaitement, c’est le moment où l’on arrête progressivement (ou parfois plus rapidement) de donner le sein à bébé. On parle de sevrage du sein ou de sevrage de l’allaitement maternel. Cette étape peut avoir lieu à 3 mois, 6 mois, 10 mois, 1 an, 2 ans ou plus : il n’y a pas d’“âge obligatoire” pour arrêter.
Concrètement, le sevrage signifie que l’allaitement exclusif (sein seul) puis l’allaitement partiel (sein + alimentation solide ou biberon) laissent peu à peu la place à d’autres sources d’alimentation : préparation pour nourrissons (lait infantile), lait adapté à l’âge, alimentation solide variée, puis eau comme boisson principale. On parle de sevrage complet quand l’enfant ne tète plus du tout.
Cette étape est importante pour le bébé, mais aussi pour la mère : votre production de lait s’adapte, vos seins changent, vos hormones évoluent… D’où l’intérêt d’un sevrage progressif quand c’est possible.
Les différents types de sevrage
On distingue généralement plusieurs formes de sevrage :
- Le sevrage progressif : on diminue les tétées petit à petit, sur plusieurs semaines. C’est la méthode la plus douce pour le corps et pour le bébé.
- Le sevrage partiel : on garde certaines tétées (souvent celles du matin, du soir ou de nuit) et on remplace les autres par un biberon de lait infantile ou un repas solide selon l’âge.
- Le sevrage rapide (ou dirigé) : on arrête sur un temps très court (quelques jours), souvent pour une raison médicale, professionnelle ou personnelle.
- Le sevrage “naturel” : le bébé tète de moins en moins de lui-même, jusqu’à ne plus demander le sein.
Le choix dépend de votre situation : reprise du travail, fatigue, grossesse, maladie, intervention chirurgicale, difficultés d’allaitement, ou simple envie de passer à une nouvelle étape.
Sevrage naturel vs sevrage dirigé
On parle de sevrage naturel lorsque c’est le bébé qui, progressivement, espace puis arrête les tétées. Cela peut arriver vers 2 ans, parfois plus tôt, parfois plus tard. Les grandes organisations de santé recommandent souvent de poursuivre l’allaitement maternel au-delà de 2 ans si la mère et l’enfant le souhaitent.
Le sevrage dirigé, lui, est initié par le parent : c’est vous qui décidez de commencer à diminuer les tétées. Il peut être progressif (on enlève une tétée après l’autre) ou plus rapide, selon les contraintes (travail, épuisement, traitement médicamenteux, etc.). Dans tous les cas, l’idéal est de rester à l’écoute de votre bébé et de vos propres besoins.
Quand arrêter l'allaitement ?
Quel est l'âge idéal pour sevrer bébé ?
Question classique : “Quel est l’âge idéal pour sevrer bébé ?”
Les recommandations internationales (OMS, UNICEF, etc.) suggèrent :
- un allaitement exclusif jusqu’à 6 mois,
- puis un allaitement poursuivi jusqu’à 2 ans ou plus, en complément d’une alimentation solide variée, selon le désir de la mère et de l’enfant.
Mais dans la vraie vie, il n’y a pas d’âge “parfait” : certaines mamans arrêtent à 1 mois, 3 mois, 6 mois, d’autres poursuivent jusqu’à 2 ans ou plus. L’essentiel est de trouver un équilibre entre :
- les besoins de votre bébé (nutrition, réconfort, contact peau à peau),
- votre santé, votre fatigue, votre vie professionnelle,
- vos envies et celles de l’autre parent.
Sevrage à 10 mois, 1 an, 2 ans… À 10–12 mois, bébé mange généralement bien les solides : le sevrage est souvent plus simple car l’allaitement n’est plus la seule source de calories. À partir de 2 ans, on est plutôt dans le confort et le lien : le sevrage sera surtout émotionnel.
Les signes que bébé est prêt
Quelques signes peuvent montrer que bébé se dirige vers un sevrage naturel :
- il s’intéresse davantage à l’alimentation solide,
- il réclame moins souvent le sein,
- il tète rapidement puis repart jouer,
- il accepte bien le biberon, la tasse ou le gobelet selon son âge.
À l’inverse, un bébé qui tète très souvent pour se rassurer (nez bouché, poussées dentaires, changement de rythme, entrée en crèche…) n’est pas forcément prêt à être sevré. Dans ces périodes, mieux vaut parfois attendre un moment plus calme.
Choisir le bon moment pour maman
Le bon moment, c’est aussi le vôtre. Vous pouvez envisager le sevrage si :
- vous êtes épuisée et que l’allaitement devient une charge mentale ou physique lourde,
- vous reprenez le travail et ne souhaitez pas tirer votre lait,
- vous avez besoin d’un traitement incompatible avec l’allaitement,
- vous ressentez le besoin de retrouver votre corps différemment.
Essayez autant que possible d’éviter de commencer un sevrage lors d’une période difficile : déménagement, rentrée en crèche, grosse maladie, séparation… Le bébé, comme la maman, a besoin de stabilité pour vivre cette transition vers le biberon en douceur.
Que se passe-t-il quand on arrête d'allaiter ?
Beaucoup de mamans se demandent : “Que se passe-t-il quand on arrête d’allaiter ?”
Sur le plan physique :
- la production de lait diminue progressivement si le sevrage est étalé dans le temps,
- les seins peuvent être tendus ou sensibles au début, le temps que le corps s’adapte,
- en cas d’arrêt brutal, il existe un risque d’engorgement et de mastite (infection du sein).
Sur le plan émotionnel, c’est très variable : certaines femmes ressentent un soulagement, d’autres une grande tristesse. Il est possible de vivre un petit “coup de blues” lié aux changements hormonaux après le sevrage. Là encore, parlez-en à un·e professionnel·le si vous en ressentez le besoin.

Les méthodes de sevrage allaitement
Le sevrage progressif (méthode recommandée)
Le sevrage progressif est généralement la méthode la plus douce pour la maman comme pour le bébé. L’idée est simple : on remplace une tétée à la fois, puis une autre, sur plusieurs semaines.
Par exemple :
- On commence par remplacer une tétée de la journée (souvent celle qui semble la moins importante pour bébé) par un biberon de lait infantile ou un repas solide adapté à son âge.
- On attend quelques jours ou une semaine, le temps que le corps s’adapte, puis on remplace une seconde tétée, etc.
Combien de temps dure un sevrage ? Il n’y a pas de durée fixe : certaines familles vivent un sevrage en 3–4 semaines, pour d’autres il faut 2–3 mois. On parle parfois de “semaines pour un sevrage” parce que le corps a besoin de temps pour réduire sa production sans s’engorger.
Le sevrage partiel pour concilier travail
Vous reprenez le travail mais souhaitez garder quelques tétées ? Le sevrage partiel peut être une très belle option.
Il consiste à garder les tétées qui comptent le plus pour vous et votre bébé (souvent le matin et le soir, parfois la nuit) et à proposer le biberon de lait infantile ou des repas solides pour les autres moments de la journée.
Cette solution permet de :
- maintenir le lien et le contact peau à peau,
- tenir compte de votre congé maternité puis de votre reprise,
- limiter l'engorgement mammaire en laissant le corps s’habituer doucement.
Le sevrage rapide en cas de nécessité
Parfois, vous n’avez pas le choix : problème de santé, médicament pour arrêter l’allaitement, intervention chirurgicale, douleur importante, mastite répétée, épuisement extrême… Le sevrage doit alors être plus rapide.
Dans ce cas :
- demandez impérativement l’avis d’un·e professionnel·le de santé (médecin, sage-femme, consultante en lactation),
- ne prenez jamais de médicament pour arrêter la lactation sans avis médical,
- surveillez l’engorgement et la douleur,
- essayez de tirer un peu de lait si les seins sont très tendus, juste de quoi soulager, sans vider totalement.
Dans ces contextes, le soutien du partenaire, de la famille et, si besoin, d’un forum de sevrage allaitement ou d’un groupe de soutien peut être précieux… à condition de garder en tête que chaque situation est unique.
Comment faire le sevrage de l'allaitement ?
Quelle tétée supprimer en premier ?
On conseille souvent de commencer par la tétée la moins “émotionnelle”, souvent une tétée de milieu de journée. À l’inverse, les tétées du matin, du soir ou de nuit sont souvent très importantes pour bébé, qui s’y apaise et se rassure.
Sevrage allaitement : quelle tétée supprimer en premier ? En pratique, observez votre bébé pendant quelques jours : quelle tétée semble la moins “indispensable” ? Celle où il tète peu, se distrait vite, ou accepte assez facilement un biberon ou un petit plat. Commencez par celle-là.
L'ordre de suppression des tétées
Un ordre classique peut être :
- Supprimer une tétée de la journée.
- Supprimer ensuite les autres tétées de journée.
- Garder plus longtemps les tétées du réveil et du coucher.
- Terminer par la dernière tétée la plus importante (souvent celle du soir).
Sevrage allaitement : quelle tétée supprimer en dernier ? Souvent, la dernière tétée à disparaître est celle qui a une forte valeur de rituel ou de câlin (le soir, parfois la nuit). Vous pouvez la conserver tant que le reste du sevrage se passe bien, puis la remplacer par un autre rituel douillet : histoire, chanson, massage, câlin avec un doudou…
Remplacer progressivement par le biberon
Comment passer de l’allaitement au biberon ? Lorsqu’on remplace une tétée, on propose un biberon de lait infantile (ou une tasse/gobelet selon l’âge). Quelques repères :
- Avant 1 an, on utilise une préparation pour nourrissons adaptée à l’âge de bébé.
- Après 1 an, le pédiatre peut vous orienter vers un lait de croissance, un lait adapté, ou une alimentation solide suffisamment riche, puis vers le lait de vache ou boissons végétales adaptées.
Comment passer du lait maternel au lait en poudre ? Vous pouvez :
- remplacer une tétée complète par un biberon de lait en poudre préparé selon les recommandations,
- ou proposer au début un biberon partagé : un peu de lait maternel tiré puis progressivement plus de lait en poudre, le temps que bébé s’habitue au goût.
Si vous tiriez votre lait, le sevrage du tire-allaitement se fait aussi progressivement : on espace les tirages, on diminue le temps de tirage, puis on cesse lorsque le volume devient minime.
Réussir la transition du sein au biberon
Choisir le bon lait de remplacement
Pour la plupart des bébés, on utilise une préparation pour nourrissons (lait infantile) jusqu’à 12 mois environ. C’est la solution standard lorsque l’on passe du lait maternel au lait artificiel.
En cas d’allergie, de reflux important ou de situation particulière, le choix du lait doit se faire avec l’aide d’un·e professionnel·le (pédiatre, médecin). Évitez de multiplier les changements de lait sans avis médical, au risque de perturber la digestion et d’augmenter l’anxiété autour des repas.
Techniques pour faire accepter le biberon
Comment faire accepter le biberon à un bébé allaité ? Quelques astuces :
- Essayez de proposer le biberon par une autre personne que la maman, pour éviter que bébé ne “réclame le sein”.
- Changez de tétine de biberon (forme, débit) si bébé refuse.
- Proposez le biberon en semi-assise, en balade, ou dans une ambiance différente de la tétée pour ne pas l’“imiter”.
- Restez calme, même en cas de refus : bébé sent très bien votre stress.
Certains bébés ont besoin de temps pour cette transition allaitement–biberon. Ce n’est pas un échec : c’est juste une nouvelle compétence à acquérir.
Gérer le refus du biberon
Un bébé qui refuse le biberon peut inquiéter. Là encore, observez :
- Refuse-t-il tous les biberons, avec tout le monde, ou seulement quand vous êtes là ?
- Accepte-t-il de boire au gobelet ou à la tasse à bec selon son âge ?
- Est-ce qu’il mange bien les solides ?
Pour les plus grands (vers 8–10 mois et plus), il est parfois possible de se passer de biberon et de proposer le lait dans une tasse ou un gobelet. Avec l’aide d’un·e professionnel·le, vous pourrez ajuster en fonction de la situation.
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Sevrage allaitement de nuit
Quand arrêter les tétées nocturnes
Les tétées de nuit sont souvent les dernières à disparaître… et parfois les plus épuisantes. On parle souvent de sevrage de nuit à partir du moment où bébé a un bon poids, mange bien la journée et n’a plus besoin de manger la nuit pour des raisons médicales (à vérifier avec le pédiatre).
Méthodes douces pour le sevrage nocturne
Quelques pistes pour un sevrage de nuit en douceur :
- Augmenter les apports en journée (solides et/ou lait).
- Allonger progressivement l’intervalle entre les tétées nocturnes.
- Proposer d’autres moyens de réconfort : câlin, bercement, chanson.
- Impliquer le partenaire pour consoler bébé sans sein.
On peut par exemple décider de garder une tétée vers 23h et celle du matin, mais de ne plus donner le sein entre deux, en venant rassurer bébé autrement.
Accompagner bébé vers de meilleures nuits
Le sevrage nocturne ne signifie pas forcément des nuits parfaites du jour au lendemain. Mais peu à peu, en gardant des rituels réguliers (bain, histoire, doudou, chambre calme) et un accompagnement rassurant, beaucoup de bébés finissent par trouver leur rythme.
Éviter l'engorgement et les douleurs
Prévenir l'engorgement mammaire
Comment arrêter l’allaitement sans engorgement ? Le maître-mot : progressivité. Plus le sevrage est étalé, moins le risque d’engorgement est élevé.
Pour prévenir l’engorgement :
- Diminuez les tétées une par une, sur plusieurs jours.
- Si vos seins sont très tendus, tirez un peu de lait (à la main ou au tire-lait) juste pour soulager, sans vider complètement.
- Portez un soutien-gorge confortable (mais pas trop serré).
Soulager les douleurs naturellement
Pour soulager les douleurs liées au sevrage :
- Utilisez des compresses froides entre les tétées ou après un tirage.
- Certains baumes d’allaitement ou baumes pour le sevrage peuvent apaiser la peau du sein (choisissez des produits compatibles avec l’allaitement si vous donnez encore le sein).
- Parlez avec votre médecin ou sage-femme des antalgiques utilisables pendant le sevrage.
Certaines mamans évoquent aussi l’utilisation de l’homéopathie ou de “remèdes de grand-mère” pour arrêter la montée de lait. Avant d’essayer quoi que ce soit, discutez-en avec un·e professionnel·le de santé pour vérifier l’absence de risque.
Quand consulter en cas de mastite
Une mastite est une inflammation, souvent infectieuse, du sein. Elle peut survenir pendant l’allaitement ou au moment du sevrage, surtout en cas d’engorgement important.
Consultez rapidement si vous présentez :
- un sein rouge, chaud, très douloureux,
- de la fièvre, des frissons, un état grippal,
- des douleurs qui ne passent pas malgré le repos et les mesures simples.
Un traitement médical peut être nécessaire. Ne restez pas seule avec la douleur.
Durée et étapes du sevrage
Combien de temps dure un sevrage ?
Sevrage allaitement : quelle douleur et combien de temps dure-t-elle ? La durée du sevrage dépend de nombreux facteurs : âge de bébé, fréquence des tétées, méthode (progressive ou rapide), particularités de votre corps.
En général, un sevrage progressif étalé sur quelques semaines à quelques mois limite les douleurs et les engorgements. La gêne mammaire est souvent plus marquée les premiers jours après la suppression d’une tétée, puis se calme.
Les étapes clés du processus
On peut résumer les principales étapes du sevrage ainsi :
- Décider du meilleur moment pour vous et votre bébé.
- Commencer par remplacer une tétée de la journée.
- Laisser le temps au corps de s’ajuster (plusieurs jours).
- Remplacer une seconde tétée, puis une troisième…
- Garder les tétées les plus importantes pour la fin.
- Remplacer la dernière tétée par un autre rituel fort (câlin, histoire, massage).
Adapter le rythme selon bébé
Si vous sentez que le sevrage va trop vite (bébé pleure beaucoup, se cramponne au sein, vous vous sentez débordée), vous pouvez ralentir. Gardez une tétée de plus quelques jours, consolidez les nouvelles habitudes, puis reprenez lorsque tout le monde se sent plus en sécurité.
Gérer les difficultés du sevrage
Bébé refuse d'être sevré
Certains bébés acceptent très bien les changements, d’autres non. Si votre enfant refuse le sevrage, il s’agit peut-être simplement d’un besoin de temps supplémentaire.
Vous pouvez :
- revenir en arrière d’une étape (reproposer une tétée par jour pendant quelques temps),
- introduire d’autres formes de réconfort (portage, câlins, massages),
- parler doucement à votre bébé, même s’il est petit : les mots rassurent.
La grève de la tétée
Parfois, c’est l’inverse : le bébé refuse soudainement le sein alors que vous n’aviez pas prévu de sevrer. On parle de “grève de la tétée”.
Elle peut être liée à : nez bouché, douleur (otite, poussée dentaire), changement de goût du lait, réaction à un événement (bruit, peur, changement de routine). Ce n’est pas toujours un vrai sevrage : avec l’aide d’une conseillère en lactation ou d’une sage-femme, il est parfois possible de reprendre l’allaitement après un sevrage débutant ou une grève, si vous le souhaitez.
Gérer les pleurs et la frustration
Les pleurs ne signifient pas forcément que vous faites “mal” : ils traduisent la frustration de voir changer un repère important. Votre présence, vos bras, votre voix, vos rituels de contact peau à peau restent de puissants consolateurs.
N’hésitez pas à demander du soutien autour de vous : partenaire, amis, famille, groupes de parents, forums… Le sevrage est aussi une épreuve émotionnelle pour la maman.
Conséquences et changements après le sevrage
Changements hormonaux chez maman
Après le sevrage, la lactation diminue puis s’arrête, et vos hormones se rééquilibrent.
Certaines femmes ressentent :
- des variations d’humeur, parfois une impression de “vide”,
- un retour de cycle menstruel plus régulier,
- une évolution de la poitrine (volume, fermeté).
Au bout de combien de temps le lait maternel disparaît-il après l’arrêt de l’allaitement ? Il est possible que vous puissiez encore exprimer quelques gouttes de lait plusieurs semaines ou mois après le sevrage complet. Tant que cela reste discret et indolore, ce n’est pas forcément inquiétant, mais parlez-en à votre médecin si cela persiste ou vous inquiète.
Impact sur le poids et l'appétit
Beaucoup de mamans se posent la question de la perte de poids après le sevrage. Pendant l’allaitement, le corps consomme de l’énergie pour produire du lait ; après le sevrage, cette dépense diminue. Certaines femmes maigrissent pendant l’allaitement puis reprennent un peu de poids ensuite, d’autres l’inverse. Il n’y a pas de règle universelle.
L’essentiel est de veiller à une alimentation équilibrée et à une écoute de vos sensations de faim et de satiété. Si vous avez des préoccupations particulières (poids, image du corps), n’hésitez pas à en parler à un·e professionnel·le de santé.
Évolution du lien mère-enfant
Le sevrage ne met pas fin au lien mère–enfant : il le transforme.
Les tétées laissent la place aux câlins, aux jeux, aux histoires, aux découvertes partagées. Votre enfant reste tout aussi proche de vous : il apprend simplement à être consolé et nourri autrement.
Erreurs à éviter lors du sevrage
Sevrer trop brutalement
Un sevrage brusque peut entraîner un engorgement, une mastite, et beaucoup de détresse pour le bébé. Lorsque c’est possible, mieux vaut étaler le processus sur plusieurs semaines.
Commencer pendant une période difficile
Évitez si possible de lancer un sevrage pendant une période de forte tension : déménagement, entrée à la crèche, grande fatigue, maladie, changement important dans la famille. Votre bébé a alors particulièrement besoin de repères stables.
Ignorer les besoins émotionnels de bébé
Le sevrage n’est pas uniquement une question de nutrition, mais aussi de réconfort émotionnel. Pour un bébé, le sein est :
- une source de nourriture,
- un endroit connu, rassurant,
- un moment de contact avec maman.
Ne pas tenir compte de cette dimension peut rendre le sevrage plus difficile. Prévoyez donc de nombreux moments de câlins, portage, jeux et douceur pour accompagner cette transition.
Le sevrage de l’allaitement est une étape importante dans l’histoire de votre famille. Il demande du temps, de la patience, parfois des ajustements et surtout beaucoup de bienveillance envers vous-même. Chaque sevrage est unique : écoutez-vous, observez votre bébé, entourez-vous de personnes et de professionnels qui vous soutiennent. Vous faites déjà de votre mieux… et c’est énormément. 💛









